Cannes 2012. Rust and bone: parlano Marion Cotillard e Jacques Audiard

De rouille et d’os (Rust and bone) sarà uno dei primi film in competizione al prossimo Festival di Cannes.

Marion Cotillard, la protagonista, intervistata da Obesession,   ha parlato dell’autore del racconto originale, Craig Davidson:

C’est une adaptation de Craig Davidson. Incroyable écrivain – si jeune, 27 ans – mais déjà un écrivain. Le type est absolument génial. Mais au-delà de ça, ce fut une aventure complètement nouvelle pour moi, bouleversante à plein de niveaux.

Ha poi raccontato le difficoltà di girare due film in contemporanea, a cinque mesi dalla nascita di un figlio. Audiard ha girato praticamente nelle pause di The Dark Knight Rises, all’inizio di nascosto:

Mon fils avait 5 mois, ce qui est très jeune. Or il se trouve que je l’ai allaité durant tout le film. Mais j’ai l’habitude de me plonger dans mes personnages de manière intégrale. Or ce personnage-là n’a aucun rapport avec un bébé, à peine avec le maternel. Le gap était trop énorme. Ça ne se jouait pas du tout-là, et du coup, ça devenait très étrange. J’ai l’habitude de préparer les films, de me mettre en immersion assez tôt pendant le tournage. Mais je tournais déjà Batman, et les dates se chevauchaient. Le film de Jacques se tournait en plein milieu, en fait. J’avais, par chance, par coïncidence, un mois de break sur le tournage de The Dark Knight Rises. Pour autant, le contrat avec les Américains ne m’autorisait pas à tourner le Audiard. Pour les assurances, et aussi parce qu’il n’y a rien de bon à tourner deux films en même temps. Je suis la première à ne pas aimer ça et à trouver ça très perturbant. Le film de Jacques est un film volé au temps. On a fait le début du tournage en cachette. On avait préparé des annonces, mais on avait menti sur les dates, expliqué que j’avais un tout petit rôle. Malgré ça, j’étais terrorisée à l’idée qu’ils l’apprennent. Un article a fini par sortir dans Variety, révélant le pot aux roses. J’étais terrorisé à l’idée que les Américains apprennent cela. À partir de là, j’ai été une complication sur le tournage… Dès que les Américains me rappelaient, il fallait que j’y aille. J’ai su faire au final, et je sais que Jacques aussi, avec le peu de temps que je pouvais lui donner en préparation. Et pourtant, Jacques a l’habitude de travailler bien en amont.

Ça a crée une tension. Qui était réelle, palpable. À un moment donné, on se dit : “Bon, il n’y a que ça, mais on se servir de ce qu’il y a. Et c’est quand même pas rien.”

Je ne le referais pas. J’ai besoin de préparer davantage. Cette histoire de calendrier a quand même compliqué les choses. Et puis sur le plateau, j’étais double. Il y avait Marion l’actrice et Marion la mère de mon fils qui venait sur le plateau parfois, que j’avais à nourrir le midi, le soir, que j’avais à coucher…

Su Matthias Schoenaerts, co-protagonista del film:

J’ai eu de la chance ces dernières années de travailler avec des gens dont le talent n’est plus à prouver, mais Matthias est d’une intensité rare. On n’a pas du tout tourné dans la continuité, j’ai été une complication sur le tournage, et du coup avec Matthias, on a eu à faire des choses très importantes au tout début du tournage, alors qu’on ne se connaissait pas du tout… Puis, je suis repartie quinze jours aux États-Unis finir Batman, laissant comme un trou dans le planning du tournage, c’était complètement absurde. Et puis je suis revenue, et j’ai mesuré à quel point ce mec est un des acteurs les plus magnétiques avec qui j’ai pu travailler. Son investissement est infini. Je peux l’avouer, la première scène que j’ai eue avec lui m’a fait peur. Il est tellement présent. Dans toutes ses cellules. Présent au film, à moi, à Jacques, à tout le monde. Dans la puissance, terrien. Acteur sublime. Indéniablement magnifique. Unique. Michael Mann, à qui je l’ai présenté, m’a envoyé un mail le lendemain qui disait juste : « Matthias is quite a revelation. »

Jacques Audiard e Thomas Bidegain invece nelle note di regia, spiegano:

C’è qualcosa di sorprendente nella raccolta di racconti di Craig Davidson: l’immagine di un mondo moderno vacillante, all’interno del quale i singoli percorsi, dei destini semplici, vengono amplificati dal dramma e dagli incidenti della vita. Una visione degli Stati Uniti come un universo razionale in cui i corpi devono sforzarsi per trovare il loro posto, per cercare di capovolgere il destino a loro riservato.

Ali e Stephanie, i nostri due personaggi, non esistono nei racconti, e la raccolta di Craig Davidson sembra ormai appartenere alla preistoria del nostro progetto, ma la forza e la brutalità della storia, la volontà di sublimare i personaggi attraverso il dramma, anzi il melodramma, vengono direttamente da lì.

Fin dall’inizio del nostro lavoro di adattamento, ci siamo orientati verso una forma cinematografica che in mancanza di qualcosa di meglio potremmo definire “espressionista”, dove il potere delle immagini è al servizio del melodramma. Un’estetica drastica, fatta di contrasti brutali, in cui la straordinarietà delle suggestioni visive sublima la durezza della realtà, di un mondo in cui “Dio vomita i tiepidi”.

Questa forma  ci ha guidato per tutto lo script, fino alla storia d’amore, che diventa il vero “eroe” del film: il mondo attraverso gli occhi di un bambino smarrito, che mostra la nobiltà dei nostri personaggi nel bel mezzo della violenza di un mondo in preda alla catastrofe ecomomica. Ali e Stephanie si svelano e lottano per uscire dalla loro condizione.

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